DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

La Grande Bretagne resserre le crédit; statu quo monétaire dans la zone euro

Vous lisez:

La Grande Bretagne resserre le crédit; statu quo monétaire dans la zone euro

Taille du texte Aa Aa

Surprenant les marchés, la banque d’Angleterre a relevé jeudi son principal taux d’intérêt d’un quart de point à 5,25%, son niveau le plus élevé depuis cinq ans et demi. Très peu d‘économistes avaient prédit ce resserrement du crédit en Grande Bretagne. Le comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre a clairement exprimé sa préoccupation face à l’inflation : 2,7% au mois de novembre. Cette hausse du crédit est donc la première de l’année 2007 : en 2006, la Banque avait relevé à deux reprises ce taux pour le porter à 5%.
De son côté, la Banque centrale européenne a laissé inchangé son principal taux d’intérêt à 3,50% alors que le taux de son homologue américaine la Réserve fédérale est à 5,25% et celui de la banque du Japon à 0,25%.
Contrairement à son habitude, Jean-Claude Trichet, le Président de la BCE, n’a pas employé le terme de grande vigilance pour pour l’inflation mais il a jugé “essentiel de la surveiller de très près”. Jean-Claude Trichet a également répondu à ceux et celles – en France notamment – qui aimeraient voir la BCE écouter un peu plus les dirigeants politiques avant de prendre certaines de ses décisions.
“Nous sommes désormais responsables de la stabilité des prix pour 13 pays depuis le 1er janvier, a déclaré le président de la BCE. Nous verrons quels sont les derniers chiffres mais nous sommes probablement au moment oú je parle, plus de 315 millions de personnes avec la Slovénie et c’est pour 315 millions de personnes que nous devons assurer la stabilité des prix. L’indépendance de la Banque centrale figure dans le traité, a conclu Jean-Claude Trichet”.
Les termes employés par le Président de la BCE laissent supposer que l’institution monétaire d ela zone euro augmentera son taux d’intérêt au mois de mars. Et encore, certains des analystes interrogés estiment que la décrue des prix du brut : 10% depuis le 1er janvier devrait encore atténuer les pressions inflationnistes