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L'Espagne plus divisée que jamais sur le dossier de l'ETA

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L'Espagne plus divisée que jamais sur le dossier de l'ETA

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Après s‘être excusé, et sous le feu des critiques du Parti Populaire – principale formation de l’opposition conservatrice – le chef du gouvernement socialiste espagnol, José Luis Zapatero, continue à plaider pour l’unité politique face au terrorisme. “Ce dont nous avons vraiment besoin en ce moment c’est de renouveler l’unité démocratique pour faire face au terrorisme. C’est ce que les citoyens réclament, c’est ce que le gouvernement demande”, expliquait lundi le Premier ministre à la chambre basse de Madrid.

Une unité à laquelle le Parti Populaire (PP) ne veut adhérer. La formation conservatrice a même refusé de se joindre, samedi, aux centaines de milliers de manifestants venus demander la paix et la fin de la violence dans les grandes villes espagnoles. Mariano Rajoy, leader du PP, tire à boulets rouges sur le processus de paix que le gouvernement a dû suspendre : “On ne peut pas négocier sous la menace ou le chantage. Si vous ne remplissez pas votre part de l’accord on posera des bombes. S’il n’y a pas de bombes cela veut dire que vous avez cédé”, lançait-il lundi au chef du gouvernement.

Un attentat a mis fin, le 30 décembre, aux espoirs de paix. L’ETA a revendiqué l’explosion dans l’aéroport de Madrid tout en maintenant le cessez-le-feu décrété en mars dernier. Le groupe séparatiste basque affirme qu’il ne voulait pas faire de victimes mais deux personnes sont mortes. De son côté, la justice suit son cours. Lundi, le parquet espagnol a requis 136 ans de prison contre deux membres présumés de l’ETA soupçonnés d’avoir fait exploser une voiture piégée en octobre 2001.