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Elections serbes : 60% de participation

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Elections serbes : 60% de participation

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C‘était une journée cruciale pour les Serbes, cruciale pour leur avenir au sein de l’Europe. Et ils ont été nombreux à se presser dans les bureaux de vote, à présent fermés. 60% des 6,6 millions d‘électeurs ont voté ce dimanche, à l’occasion de législatives qui opposent démocrates pro-européens, et ultranationalistes eurosceptiques.

La Serbie a voté cette année dans un contexte nouveau, le statut du Kosovo n’est toujours pas déterminé, et l’an dernier, le Monténégro a gagné son indépendance.

Boris Tadic espérait ce fort taux de participation. Tadic, c’est le président serbe. Il est le chef du parti démocratique (DS) pro-européen un parti crédité de 28% des intentions de vote : “Je m’attends à ce que ces élections montrent le droit de notre peuple à une direction européenne.”

Face à lui, Vojislav Kostunica. Ce nationaliste modéré dirige le parti démocratique de Serbie, le DSS. Après avoir été président, il est l’actuel Premier ministre. Il est résolument opposé à un Kosovo indépendant. En troisième position dans les sondages, son parti pourrait s’allier avec celui de Tadic, c’est l’alliance la plus logique : “ Il est nécessaire que la Serbie poursuive sur la voie stable et sûre qu’elle suit jusque là, parce qu’emprunter la route la plus sûre, c’est toujours la plus rapide.”

Le choix des électeurs devrait se reporter d’une facon importante sur l’ultranationaliste Tomislav Nikolic, et son parti radical serbe. Le SRS est la formation la plus forte au parlement, eurosceptique, elle est fidèle à Vojislav Seselj, inculpé pour crime de guerre à la Haye. Les couches défavorisées apprécient son parti, au coude à coude dans les sondages avec celui de Tadic.
Tomislav Nikolic a insisté sur l’importance de ces élections, “qui permettront de stopper le crime organisé, qui feront démarrer le développement, et qui, l’espère-t-il, conserveront le Kosovo en Serbie. “

Aucun de ces partis majeurs ne devraient remporter la majorité absolue, une fois les résultats connus, la création d’une coalition sera sans aucun doute nécessaire.