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Une journée pour les droits de l'enfance au Conseil de l'Europe

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Une journée pour les droits de l'enfance au Conseil de l'Europe

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A cette occasion, la princesse Caroline de Monaco est venue poursuivre son combat à la tribune de Conseil. Présidente de l’Association mondiale des amis de l’enfance, elle a appelé à de nouveaux moyens d’action, par exemple le relèvement de l‘âge limite du travail dans certains pays. La tâche reste immense. Près de 220 millions d’enfants seraient économiquement exploités à travers le monde. Une violation des droits de l’enfant parmi tant d’autres, comme l’a expliqué la princesse :

“En 2002, l’AMADE tirait la sonnette d’alarme. Nous sommes en 2007 et l’urgence est la même : défendre l‘évidence même, c’est-à-dire le droit de ne pas souffrir, le droit de ne pas être abusé sexuellement, le droit de ne pas être vendu, de ne pas être exploité, de ne pas être mutilé, de ne pas être violé, de ne pas être enlevé, le droit de ne pas être négligé puis oublié.”

3.500 enfants de moins de quinze ans meurent chaque année dans les pays industrialisés des suites de mauvais traitements ou de négligences. Ces chiffres, Paulo Sergio Pinheiro ne les connaît que trop bien. Cet expert de l’ONU est l’auteur d’une étude sur le sujet :

“Il ne faut pas de nouvelle convention sur les droits de l’enfant. On a un nombre énorme de conventions. Le problème, et plusieurs députés, la princesse et le président l’ont mentionné, c’est qu’il faut les appliquer. je crois que les enfants sont fatigués des mots, ils sont très sceptiques au sujet de mon rapport. On doit prouver, nous les adultes, que nous sommes capables d’avoir des actions conséquences.”

Veiller à ce que les textes existants soient appliqués, c’est toute la difficulté, et cela relève de chaque Etat. Le Conseil en appelle néanmoins à plus de coopération et à une harmonisation des législations.