DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Italie : Premier suspect de la mort d'un policier

Vous lisez:

Italie : Premier suspect de la mort d'un policier

Taille du texte Aa Aa

Le visionnage des bandes vidéo enregistrées dans la nuit de vendredi dernier en Sicile semble avoir payé : un mineur de dix-sept ans a été placé sous enquête pour homicide aujourd’hui. Déjà connu des services de police, il est soupçonné d‘être responsable de la mort du policier Filippo Racitti, décédé lors des violences après le match Catane-Palerme.

Trente-quatre personnes au total, dont onze mineurs, ont été interpellées depuis vendredi. Du côté des mesures décidées en urgence cette semaine et destinées à enrayer la violence, les stades qui ne sont pas aux normes de sécurité ne pourront accueillir que des rencontres à huis clos ce dimanche. Et seules cinq rencontres auront lieu avec du public. Pour l’instant, aucune information n’est disponible sur une reprise normale du championnat.

Le calcio est une véritable religion en Italie, et l’affaire ne laisse personne indifférent, à l’instar des Romains, dont voici quelques réactions : “Tant qu’ils ne toucheront pas aux intérêts économiques des clubs, rien ne changera parce qu’il faut toucher à l’argent pour faire changer les choses”.

“Ce sont des mesures hypocrites, il faut résoudre le problème avec l‘éducation et avec une plus forte sévérité, donc à la racine”. “Le championnat devrait être arrêté complètement ou au moins pendant un an. Avec cette violence, les familles qui veulent regarder le foot ne peuvent même pas aller au stade… Quel exemple on donne pour nos enfants”? De telles mesures de rencontres à huis clos, une première en Italie, ne seront pas sans conséquence financière pour les clubs, qui craignent de devoir rembourser tous leurs abonnés.