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Deuxième chance pour les Portugais de décriminaliser l'avortement

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Deuxième chance pour les Portugais de décriminaliser l'avortement

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Dimanche un référendum est organisé sur cette question et les derniers sondages donnent le “oui” en tête. Un quorum de 50% des électeurs doit être atteint pour valider le scrutin. Lors du précédent référendum en 98, seul un électeur sur trois s‘était rendu aux urnes.

Le Premier ministre portugais José Socrates, lui, plaide pour le “oui”, mais surtout pour une forte participation au scrutin :
“La seule chose qui importe, c’est le vote des Portugais ! Et jusqu‘à la fin de la campagne nous continuerons d’appeler les Portugais à aller voter à ce référendum”. Toute la question réside donc sur le taux d’abstention car même si les supporters du “oui” sont plus nombreux à s’exprimer, l’IVG restera illégale si plus de la moitié des électeurs restent chez eux dimanche.

Les anti-avortement, emmenés par la très influente église catholique portugaise, parlent souvent de meurtre délibéré, mais certains ont un discours plus social : “L’avortement provoque des traumatismes profonds et la dépression. C’est pourquoi nous devons fournir aux femmes une solution de qualité. Nous leur proposons une assistance pour qu’elles puissent garder leur enfant, et obtenir l’assistance psychologique dont elles ont besoin.”

Le Portugal est très divisé sur la question de l’IVG, d’un côté une population plutôt jeune, libérale et tournée vers l’Europe, de l’autre, un Portugal rural, traditionnel et replié sur lui-même. Conséquence d’une IVG illégale, 18.000 femmes l’ont pratiqué clandestinement en 2005, dont deux sur trois sans aucun suivi médical.