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Début du procès de l'Erika à Paris

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Début du procès de l'Erika à Paris

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Le procès du naufrage de l’Erika s’est ouvert à Paris. Durant quatre mois, la justice va s’efforcer de démêler les responsabilités de ce désastre écologique. 15 personnes morales et physiques sont poursuivies. Face à elles, 70 parties civiles, dont le président du conseil général de Vendée, Philippe de Villiers :

“Si Total avait su qu’en embarquant sa cargaison sur l’Erika, c’est à dire sur un bateau pourri, Total risquait d‘être tenu comme co-responsable du sinistre, alors Total n’aurait pas pris cette décision”.

Les avocats du groupe pétrolier conteste toute responsabilité :

“La compagnie prend des navires qui disposent de certificats. En l’espèce, il les avait tous. Il venait de passer en grande visite 15 mois plus tôt”.

L’affreteur Total, mais aussi l’armateur, le gestionnaire technique, la société de classification italienne Rina devront entre autre s’expliquer.
Pourquoi et comment ce navire, à simple coque vieux de 25 ans, a pris la mer chargé de 30 000 tonnes de pétrole, alors que plusieurs inspections avaient signalé de graves traces de corrosion.

Le drame s’est joué en décembre 1999 au large des côtes bretonnes. Plus de 400 kilomètres de côtes seront souillées, des dizaines de milliers d’oiseaux mazoutés. Le préjudice pour l‘économie locale est évalué à un milliard d’euros.

A noter l’absence au procès du capitaine indien de l’Erika, un homme placé sous mandat d’arrêt international. Au terme de sept années d’enquête, ce procès se veut exemplaire, mettant en lumière les dérives du transport maritime.