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Bouclier anti-missile américain : une controverse aux relents de Guerre froide

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Bouclier anti-missile américain : une controverse aux relents de Guerre froide

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La base militaire de Jince, en République tchèque. C’est là que devrait être installé le radar anti-missile américain, si le parlement tchèque donne son feu vert. L’autre pays sollicité par les Etats-Unis pour déployer leur bouclier anti-missile est la Pologne. Elle abriterait quant à elle non pas un radar d’alerte, mais des missiles capables d’intercepter les missiles tirés depuis des Etats dits “voyous”, comme l’Iran. Or l’idée d’une présence américaine sur le sol européen, qui-plus-est dans d’anciens pays satellites, hérisse la Russie. D’où la réaction du commandant des troupes russes de missiles stratégiques. “C’est évidemment une démonstration de force”, a-t-il martelé ce lundi. “Mais la Russie saura aussi défendre ses intérêts par des moyens diplomatiques, politiques et si nécessaire, militaires.”

Moscou a menacé d’installer des missiles balistiques à moyenne portée dans son enclave balte de Kaliningrad, et rejette les arguments sécuritaires de Varsovie et Prague. Il y a huit jours, le président Vladimir Poutine avait vertement critiqué les Etats-Unis, les accusant de provoquer une relance de la course aux armements. Ce à quoi le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, avait répondu en écartant tout raccourci avec la Guerre froide, “une époque beaucoup moins complexe qu’aujourd’hui, dont je suis presque nostalgique”, avait-t-il lancé.

Si les gouvernements polonais et tchèques sont favorables à cette extension du bouclier anti-missile américain sur le sol européen, les opinions publiques sont plus réticentes, en particulier en République tchèque, où les opposants au projet appellent à un référendum sur la question.