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Le président du Conseil Romano Prodi démissionne après avoir perdu un vote au Sénat sur sa politique étrangère

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Le président du Conseil Romano Prodi démissionne après avoir perdu un vote au Sénat sur sa politique étrangère

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Le chef du gouvernement italien Romano Prodi, a
présenté ce mercredi soir sa démission au chef de l’Etat Giorgio Napolitano après l‘échec essuyé par sa majorité au Sénat sur la politique étrangère. Un vote perdu qui ouvre une grave crise politique dans la Péninsule.

Le chef de l’Etat a annoncé qu’il “réservait sa décision” sur la démission du chef de gouvernement nommé le 16 mai dernier. La coalition de centre-gauche a d’ores et déjà renouvelé son soutien au président du conseil démissionnaire.

Giorgio Napolitano va entamer dès ce jeudi des
consultations politiques avec les principaux leaders politiques du pays. A l’issue de ces entretiens, le président de la République peut décider de maintenir sa confiance à Romano Prodi, choisir une autre personnalité de la majorité, opter pour un gouvernement technique ou dissoudre le Parlement et donc provoquer de nouvelles élections.

Le gouvernement de centre gauche a donc subi un désaveu cuisant mercredi après-midi, 158 sénateurs seulement ayant soutenu sa politique étrangère, en dessous des 160 voix requises pour obtenir la majorité absolue. Mardi, le chef de la diplomatie Massimo d’Alema avait averti qu’en cas de vote négatif, le gouvernement démissionnerait.
C’est le plus gros revers de Romano Prodi depuis sa courte victoire d’avril dernier, d’autant qu’il est venu de ses alliés de gauche, opposés au maintien des troupes en Afghanistan. Communistes et Verts demandent un retrait des 1800 soldats basés là-bas, et certains ne lui ont pas donné leur voix mercredi après-midi au Sénat.

Autre point d’achoppement, la base américaine de Vicenza. 80 000 personnes manifestaient la semaine dernière pour protester contre son élargissement, à l’appel de la gauche radicale et des pacifistes, stigmatisant déjà la fragilité du gouvernement Prodi.