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L'objectif d'Oslo : interdire les bombes à fragmentation

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L'objectif d'Oslo : interdire les bombes à fragmentation

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La conférence internationale qui débute ce jeudi en Norvège réuni une quarantaine de pays et d’organisations non-gouvernementales pour faire interdire les bombes à sous-munitions. Lorsque l’une de ces bombes est larguée, elle disperse jusqu‘à 650 petits explosifs sur un large périmètre. Explosifs qui ne se déclenchent pas toujours au moment de l’impact. Du coup ces armes peuvent tuer plusieurs années après la fin d’un conflit.

Pourtant la plupart des armées du monde en possède. Inacceptable pour le directeur d’Handicap International, Marc Joolen, qui entend faire interdire ces bombes. “Nous savons que 21 pays à travers le monde sont encore pollués par les bombes à sous-munition. Selon nos estimations, quelques 33 millions de petites bombes dispersées sur le sol n’ont pas encore explosé”, déclare Marc Joolen.

Apparues au Vietnam dans les années 70, les bombes à sous-munition ont fait plus de 100.000 victimes dont 98% de civils selon Handicap International. Elles ont été utilisées récemment par Israël au Liban. Mais pour interdire ces armes il faudra convaincre des pays comme la France, la Grande-Bretagne, le Canada ou encore la Russie, qui n’ont pas l’intention d’abandonner les bombes à fragmentation pour le moment. Les Etats-Unis, eux, ont choisi de ne pas assister à la conférence.