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Prodi tombe pour la troisième fois, victime de ses alliés communistes

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Prodi tombe pour la troisième fois, victime de ses alliés communistes

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Quand il revient en Italie, après cinq ans passés à la présidence de la Commission Européenne, Romano Prodi est perçu comme le sauveur de la gauche italienne. Après sa victoire en 1996 et son arrivée à la tête du conseil, “Il Professore” apparait comme le seul capable de battre à nouveau son éternel rival Silvio Berlusconi. Pari gagné, mais de peu. Sa très courte victoire aux législatives d’avril 2006 oblige encore une fois Romano Prodi à jouer le jeu des alliances politiques, il forme un gouvernement de coalition hétéroclite, qui regroupe des formations allant du centre à l’extrême-gauche.

Silvio Berlusconi lui, n’a alors qu’une certitude, la coalition de centre-gauche ne finira pas son mandat : “Je ne crois pas que ces messieurs seront capables de gouverner correctement, dira-t-il alors. Je pense que ce sera une parenthèse, une interruption de notre chemin vers le développement, le progrès et la liberté.”

Berlusconi a vu juste. Prodi démisionne, c’est la troisième fois, et encore une fois, à cause de la défection de ses alliés communistes….

En 1997, Refondation communiste refuse de voter le projet de budget, provoquant sa démission. Il est chargé de reformer un cabinet, et revient devant le parlement, qui lui accorde sa confiance. Un an plus tard, même scénario. Le Premier ministre échoue à obtenir un vote de confiance après la défection des communistes et doit présenter sa démission au président Scalfaro.

Il n’aura pas fallu attendre longtemps cette fois-ci pour voir ressurgir les tensions dans la coalition. Elles éclatent en janvier autour du projet de loi sur les unions civiles, sur le modèle du PACS français. L‘élargissement de la base américaine de Vicenza et la mission de paix en Afghanistan lui porteront le coup de grâce. Hier, deux sénateurs communistes ont boudé sa politique étrangère, ramenant Prodi au Quirinal.

Troisième démission, troisième départ pour Romano Prodi. Simple au revoir, ou un adieu à la scène politique? Ce soir, tout est possible.