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Enel prend la main dans le dossier Endesa

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Enel prend la main dans le dossier Endesa

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Dans le feuilleton Endesa/E.ON/Enel, il y a donc la proie : le groupe énergétique espagnol Endesa, sur lequel l’Allemand E.ON semblait avoir enfin mis la main après avoir écarté un rival espagnol, Gas Natural. Jusqu‘à ce que l’Italien Enel montre les dents, en acquérant 9,99% du capital d’Endesa et en prenant une option sur 12 autres pour cent.

Certains y voient le fruit d’une entente entre les gouvernements italien et espagnol, ce que conteste le président du conseil italien Romano Prodi. “Il n’y a pas d’axe politico-industriel préférentiel entre Rome et Madrid, assure-t-il. Mais il y a certainement une bonne, je dirais même une très bonne coopération politique entre l’Espagne et l’Italie”…

Si Enel confirmait sa montée en puissance, le groupe italien serait en position de force pour empêcher définitivement la prise de contrôle d’Endesa par E.ON. Le gouvernement espagnol a longtemps été accusé, tant par la Commission européenne que par E.ON, de vouloir favoriser une solution 100% espagnole, avec Gas Natural. Dans le nouveau cas de figure, “Le gouvernement espagnol souhaite que l’OPA se déroule dans la plus grande liberté pour les opérateurs et le marché”, affirme le ministre de l’Industrie Joan Clos. Qui donc lui aussi nie toute intrusion politique dans ce dossier. Une affirmation que l’on a sans doute beaucoup de mal à croire chez E.ON. Même si le groupe allemand se refuse à tout commentaire.

Il se dit qu’un accord pourrait être passé entre l’Allemand et l’Italien : Enel céderait à E.ON ses parts chez Endesa contre des actifs de l’opérateur espagnol. Un analyste considère en tout cas qu‘à ce jour, l’OPA d’E.ON sur Endesa a reçu un coup mortel…