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Zimbabwe : la justice au chevet d'opposants

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Zimbabwe : la justice au chevet d'opposants

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“La lutte contre le pouvoir continue”, a lancé le président du Mouvement pour le changement démocratique (MCD), Morgan Tsvangirai, alors que le chef de l’opposition au président du Zimbabwe Robert Mugabe était transféré d’un tribunal d’Harare vers l’hôpital, pour y subir un bilan de santé – tout comme ses 49 codétenus. Ces hommes avaient été arrêtés il y a deux jours pour avoir bravé l’interdiction de se rassembler et de manifester dans la capitale. Tsvangirai est apparu le visage tuméfié, avec des blessures à la tête.

L’Organisation des Nations unies avait vivement condamné la répression dont ils ont été victimes. Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Louise Harbour s’est quant à elle félicitée qu’en ordonnant leur transfert dans un hôpital, un tribunal “se soit emparé de ce qui relève d’une atteinte à la liberté d’expression et du droit de se réunir de manière pacifique”. Elle a également dénoncé “la violence extrême des forces de police” lors de ces interpellations. Avec l’ONU, les Etats-Unis, l’Union européenne et la France ont notamment condamné cette répression de l’opposition. Une pression qui n’a toutefois pour l’instant pas l’air d’impressionner le vieux leader Robert Mugabe, au pouvoir depuis 27 ans…