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Quatrième anniversaire de l'offensive américaine : le règne de la violence

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Quatrième anniversaire de l'offensive américaine : le règne de la violence

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Il y a quatre ans, Bagdad se réveillait sous les premiers bombardements de la coalition anglo-américaine. Une offensive éclair qui permettait, en l’espace d’une vingtaine de jours, de renverser le régime de Saddam Hussein. La chute de la statue du raïs à Bagdad en sera le symbole.

Mais après quatre ans de violences terroristes ou confessionnelles, 60.000 civils et 3.500 soldats tués, l’Irak est devenu un bourbier, autant pour les Etats-Unis que pour les Irakiens, qui désespèrent de ne pas pouvoir goûter à la vie meilleure qui leur a été promise.

“L’anniversaire a plusieurs sens. Beaucoup se sont réjouis de la chute de Saddam mais ne sont plus heureux car ils ont vu le pays ravagé par la violence, les terroristes et les criminels. Pourtant la liberté a un prix”, témoigne un citoyen irakien dans la capitale.

Les dirigeants irakiens veulent rester optimistes, comme ce député sunnite : “Il y a une petite amélioration à Bagdad, qui ne correspond pas aux énormes quantités de forces déployées en Irak. Je ne sais pas combien de temps durera cette amélioration et jusqu‘à quand ces forces resteront à Bagdad ni combien de temps Bagdad pourra supporter autant de soldats qui en font une prison”.

Aux Etats-Unis aussi, quatre ans après, tout est question de temps. Combien de temps pour mener à bien la nouvelle stratégie ? “Des mois, pas des jours, ni des semaines”, a encore reconnu le président George W. Bush. Ou encore combien de temps, avant que Washington ne cède à la pression des Américains ? Des Américains qui manifestent quotidiennement et pensent désormais à 59% que la guerre est une erreur.