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Ségolène Royal, la volonté faite femme dans la course à l'Elysée

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Ségolène Royal, la volonté faite femme dans la course à l'Elysée

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Ségolène Royal se rapproche de son objectif : être la première femme présidente… Dans sa conquête du pouvoir, elle a préféré s’appuyer sur l’avis des citoyens, plus que sur l’appareil du parti. Si la candidate socialiste a su attirer à elle les flashs des photographes, elle s’est fait remarquer avant tout pour sa détermination au travail.

Son arrivée au ministère de l’environnement en 1992 marque le vrai envol sur la scène politique nationale de cette énarque qui a fait ses armes parmi les jeunes conseillers de François Mitterrand depuis 1981. 5 ans plus tard, elle est ministre déléguée à l’Enseignement scolaire du gouvernement Jospin, elle s’y attache notamment à l’aide aux enfants défavorisés, puis passe à la Famille et l’enfance, ou elle se fait connaître du grand public par sa réforme de l’autorité parentale.

Après l‘échec de la gauche en 2002, les socialistes vont se chercher un nouveau candidat pour 2007. Ce sera une candidate. Fin novembre, Ségolène Royal est plébiscitée par les militants qui la préfèrent à Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Elle est alors la chouchou des sondages. Les Français aiment sa féminité et son féminisme. La présidente de la région Poitou-Charentes, elle, met en avant son ancrage sur le terrain.

Mais elle doit encore peaufiner sa stature internationale. Elle se rend en Chine et au Moyen- Orient. Ses adversaires guettent ses moindres faux-pas. Et il y en a. La machine à gagner semble patiner, malgré l’image forte de solidarité de femmes de gauche que renvoie sa visite à Michelle Bachelet, alors candidate à la présidence chilienne.

Mais la campagne se fait avant tout sur le sol français : la candidate socialiste organise dans tout le pays les débats participatifs qui seront l’assise de son programme électoral, avec l’appui discret du premier secrétaire du PS, François Hollande, son compagnon.

Ségolène Royal est maintenant dans la dernière ligne droite vers l’Elysée. “Maintenant”, comme le titre de son livre-programme. Juste le temps de rassembler vraiment les Français derrière son nom, comme son mentor François Mitterrand l’avait fait en 1981.