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L'Europe à la rencontre de l'Amérique de George Bush

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L'Europe à la rencontre de l'Amérique de George Bush

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Oubliés les tiraillements transatlantiques. L’heure est au rapprochement, un rapprochement avec pour moteur les affaires. Lundi, à l’occasion du sommet Union européenne/Etats-Unis, le Conseil économique transatlantique sera officiellement mis en place. Sa vocation : faire converger les normes, les règles et les politiques des deux rives que ce soit dans les secteurs automobile, pharmaceutique ou encore en matière de propriété intellectuelle. Ernest Antoine Sellière, représentant des patrons européens :

“On aura la possibilité d’arriver plus facilement à la solution de problèmes, et donc en demandant à ce que l’on rentre dans cette procédure de négociations, comme on dit “binding”, qui se termine par des accords qui ont été ratifiés par les législatures des deux côtés de l’Atlantique, on est dans un processus qui oblige à résoudre des difficultés que tout le monde a identifiées.”

A eux deux, les Etats-Unis et l’UE représentent 60% de la croissance mondiale et 40% des échanges commerciaux. Priorité donc à l’intégration économique, quitte à faire profil bas sur l’environnement. L’Europe, qui entendait bien rallier il y a quelques semaines encore l’Amérique à ses objectifs ambitieux de réduction des gaz à effet de serre se contentera d’une déclaration floue, sans engagement aucun de Washington. L’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Union nous livre sa vision du dossier :

“Nous avons proposé un programme très agressif pour remplacer l’essence par les biocarburants et rendre les voitures plus efficaces. Leur part atteindra 20%, c’est deux fois plus agressif que ce que l’Europe propose. Alors je pense que nous assumons notre part. Ce qu’il faut maintenant, c’est nous assurer que les économies émergentes assument aussi la leur.”

Sous l’impulsion de la chancelière allemande Angela Merkel, atlantiste convaincue, l’Europe tentera aussi de faire lever par George Bush les visas encore exigés pour bon nombre de citoyens européens. Elle sera accompagnée à Washington par le président de la Commission José Manuel Barroso.