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Ehud Olmert, le premier ministre israélien sans passé militaire

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Ehud Olmert, le premier ministre israélien sans passé militaire

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C’est un drame national qui propulse Ehud Olmert aux commandes du gouvernement israélien en janvier 2006: l’homme fort du pays, Ariel Sharon a sombré dans le coma. Olmert, vice-premier ministre jugé nettement moins charismatique, que Sharon, devient premier ministre par interim. Il prend également les rênes de Kadima, le parti crée par son prédécesseur, en vue des législatives du 28 mars.

Kadima, qui rassemble des personnalités issues du Likoud et du parti travailliste, arrive en tête des élections. Mais la victoire, avec 28 sièges sur 120, est moins éclatante que ne le prédisaient les sondages.

Loin des 35 voire 40 sièges prévus, Olmert doit bâtir une coalition pour mener à bien l’objectif de Kadima : poursuivre le plan unilatéral de désengagement des territoires palestiniens et fixer les frontières définitives d’Israël.

Il nomme le travailliste Amir Peretz au ministère de la Défense. Tout comme Olmert, Peretz n’a aucun passé militaire. Ce qui tranche avec leurs prédecesseurs.

En juin, le gouvernement israélien est concentré sur le front sud contre les groupes armés palestiniens dans la bande de Gaza, après l’enlèvement d’un de ses soldats.

En juillet, à la surprise générale, débutent sur sa frontière nord les hostilités avec le Hezbollah dans le sud Liban. Des hostilités israéliennes lancées après l’enlèvement de deux soldats israéliens, le 12 juillet.

Ehud Olmert se fixe comme objectif de détruire le Hezbollah et de récupérer les 2 militaires. Il est soutenu par 86% des Israéliens.

Pendant une trentaine de jours, Israël ne cesse de bombarder le Liban. Mais les forces israéliennes ne parviennent pas à réduire la force de frappe du Hezbollah contre le nord d’Israël.

Le mouvement chiite tire environ 4000 missiles contre l‘état hébreu, forçant un million de personnes à fuir ou à se réfugier dans des abris.

158 Israéliens ont perdu la vie : plus de 110 soldats et une quarantaine de civils. Côté libanais, c’est l’hécatombe : plus de 1200 morts. Les critiques fusent sur la scène internationale.

Grâce au Conseil de sécurité de l’Onu, un cessez-le-feu enterre le conflit en août. Israël n’a pas récupéré ses 2 soldats ni détruit le Hezbollah. Le mouvement chiite libanais crie victoire.

Le 30 avril, le verdict de la commission Winograd tombe : le premier ministre israélien s’est lancé dans la bataille à la hâte sans un plan militaire détaillé.