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Match nul entre Sarkozy et Royal, selon les analystes

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Match nul entre Sarkozy et Royal, selon les analystes

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Ni vainqueur, ni vaincu, selon la plupart des observateurs au lendemain du débat télévisé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Mais une certitude : l’engouement des Français pour cette présidentielle reste intact. Plus de 20 millions ont suivi ce débat parfois rugueux.

Le plus gros accrochage entre les deux candidats a eu lieu à propos des enfants handicapés à l‘école. “Je considère qu’il est scandaleux qu’un enfant ayant un handicap ne puisse pas être scolarisé dans une école normale, a expliqué Nicolas Sarkozy. C’est important pour l’enfant ayant un handicap, mais c’est encore plus important pour les autres enfants n’ayant pas de handicap. Au contact de cet enfant différent, ils apprendront que la différence est une richesse”. “Je pense qu’on atteint le summum de l’immoralité politique, a rétorqué Ségolène Royal. Je suis scandalisée de ce que je viens d’entendre. Parce que jouer avec le handicap comme vous venez de le faire est proprement scandaleux. Pourquoi ? Lorsque j‘étais ministre de l’enseignement scolaire, c’est moi qui ai fondé le plan handischool”.

Le candidat de droite et sa rivale socialiste sont aussitôt repartis en campagne jeudi. Le temps presse. Nicolas Sarkozy semble vouloir garder volontairement un style posé. “J‘étais content de faire ce débat. Cela s’est bien passé. Je pense que c‘était intéressant, que c‘était digne, pas de problèmes”. “Vous avez trouvé Ségolène Royal agressive ?” questionne une journaliste. “Oui mais cela peut arriver à tout le mode de s‘énerver. Faut pas lui en vouloir. C‘était sans doute le stress”.

Le camp de Ségolène Royal a au contraire trouvé sa championne très combattante, et donc prête à assumer le poste de chef de l’Etat français. La candidate socialiste estime que Nicolas Sarkozy veut trop se faire passer pour une victime. “On porte les coups les plus rudes, et ensuite on se pose en victime. Et je crois qu’hier les choses ont été claires parce que c’est vrai que j’ai pu répondre un certain nombre de choses…Et pour ma part, je n’ai porté aucune attaque personnelle, aucune !
Les 6,8 millions de Français qui ont voté François Bayrou au premier tour peuvent encore peser dans la balance. Le candidat centriste a indiqué qu’il ne voterait pas pour Sarkozy, sans dire s’il voterait blanc ou Royal.