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Climat : les spécialistes appellent à un accord mondial. l'Europe renchérit

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Climat : les spécialistes appellent à un accord mondial. l'Europe renchérit

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L’Union européenne appelle de nouveau à un accord mondial pour enrayer le réchauffement climatique. Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l‘évolution du climat vient d‘énumérer tous les moyens possibles pour y parvenir, en soulignant qu’il faut réagir vite. L’Europe s’est elle-même engagée à réduire de 20% au moins ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, mais les Etats-Unis sont très réticents à la suivre. Le commissaire à l‘Ënvironnement Stavros Dimas :

“Il est très étrange d’entendre les Etats-Unis dire qu’ils ne participeront pas à un accord international si les pays émergents en croissance rapide refusent de s’engager à démarrer les négociations lors de la conférence de Bali à la fin de l’année. Mais si nous ne commençons pas à négocier, comment pouvons-nous être certains que ces pays ne nous rejoindront pas ? “

A Bruxelles, deux spécialistes ont tenu colloque sur le sujet. L’un d’eux est un ancien représentant des énergies fossiles appelées à être restreintes, l’ex-PDG de British Pétroleum. Le second est le Prix Nobel d’Economie Amartya Sen. Lui estime que les pays comme la Chine, l’Inde et le Brésil sont en droit de réclamer un engagement qui les pénalise moins que les grandes puissances industrialisées :

“L’Europe et les Etats-Unis ont pollué le monde pendant très longtemps. Et changer les règles du jeu soudain, quand le développement progresse à grande vitesse en Chine et que l’Inde commence à suivre cette voie, cela, c’est un problème qu’il faut bien poser. Je pense que ce que ces pays veulent, c’est une solution qui leur paraîsse juste. Et la seule façon de faire, c’est de commencer à discuter pour définir ce que serait une solution juste.”

Réuni à Bangkok, le GIEC, qui rassemble sous l‘égide de l’ONU des experts du monde entier, a estimé que les 20 à 30 prochaines années seraient cruciales si l’on veut avoir une chance de stopper le changement climatique. Parmi les solutions prônées, les énergies renouvelables bien sûr, mais aussi le nucléaire, et le captage du CO2 pour l’enfouir sous terre.