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France : lendemains mouvementés pour le PS après la défaite

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France : lendemains mouvementés pour le PS après la défaite

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Elle ne s’est pas attardée sur sa défaite. Dès dimanche soir, Ségolène Royal se déclarait prête à mener la “rénovation” de la gauche. Avec en ligne de mire les élections législatives du mois de juin. Ce lundi, elle confirmait ses intentions tout en prenant garde de ne froisser personne. “Il faut rester unis, prendre le temps de faire l‘évaluation des choses, a-t-elle déclaré. Moi, je suis heureuse d’avoir donné un message d’espoir.”

Un message rassembleur qui ne fait toutefois pas l’unanimité, loin de là, au parti socialiste. Dès l’annonce des résultats, chacun avait fait entendre sa voix pour commenter ce nouveau revers de la gauche dans une présidentielle : 1995, 2002, 2007. Ainsi, l’adversaire malheureux des primaires Dominique Strauss-Kahn s’est dit lui aussi “disponible”. “C’est une très grave défaite d’autant que c’est la troisième fois consécutive que nous perdons une élection présidentielle, a-t-il jugé. Il faut maintenant mettre en oeuvre ce renouveau. C’est la condition de l’espoir et moi je suis disponible pour cela.”

Egalement en course pour relever le défi, Laurent Fabius a estimé que la gauche “n’avait pas convaincu suffisamment que (sa) candidate pouvait être chef de l’Etat. Donc il faudra s’interroger à froid.” Quant au premier secrétaire du PS – et compagnon de Ségolène Royal -, François Hollande, il n’imagine pas la prochaine campagne électorale se dérouler sans l’ex-candidate à la présidentielle. Il s’est néanmoins avancé avec prudence. “Celle qui a été capable de donner de l’espérance, qui n’a pas pu être la prochaine présidente de la République – ce que je regrette profondément – mais qui a aujourd’hui une vraie popularité, elle doit être dans cette campagne”, a-t-il tranché.

La question est de savoir : à quelle place ? Car chacun a sa petite idée sur la meilleure façon d’engager la “rénovation”, la “refondation idéologique et politique” du parti socialiste. Ancrage à gauche ou alliance avec le centre. Et chacun a en tête un dispositif. Le conseil national du PS se réunit samedi à Paris. “Je ne tolérerai aucun règlement de comptes avant les législatives”, a prévenu François Hollande. Trop tard : les hostilités ont bel et bien été lancées.