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Ouverture du procès Lernout & Hauspie en Belgique

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Ouverture du procès Lernout & Hauspie en Belgique

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La cour d’appel de Gand en Belgique a ouvert lundi le procès de la société Lernout & Hauspie, accusée d’avoir truquée ses comptes. Ce méga-procès devrait durer six mois au cours desquels plusieurs milliers d’investisseurs vont réclamer des indemnisations d’un montant de 200 à 300 millions d’euros.

Jo Lernout, l’un des deux co-fondateurs: “On a l’impression que c’est à nous de prouver qu’il y avait des chiffres d’affaires réels pour des technologies réelles et pour lesquelles il y a un marché énorme grâce auquel on aurait pu éviter la faillite”.

Cauchemar aujourd’hui de milliers de petits épargants, en majorité flamands, l’histoire de Lernout et Hauspie avait commencé comme une “Success Story” : les logiciels de reconnaissance vocale Lernout and Hauspie, faisaient la conquête du monde. A tel point que l’héritier du trône de Belgique Philippe de Brabant ne tarissait pas d‘éloge sur les produits qu’il avait essayés dans les locaux de la société.

En 1995 Lernout et Hauspie devient la première entreprise belge cotée sur le marché Nasdaq des valeurs technologiques.
1997 Microsoft prend une participation de 8% dans son capital. Les premièrs craquements comptables arrivent en 2000 sous la forme d’articles de presse affirmant que le chiffre d’affaires du groupe en Corée et à Singapour avait été gonflé artificiellement pour soutenir le cours de l’action. Le groupe est déclaré en faillite en 2001. Aujourd’hui, le leader mondial de la technologie de reconnaissance vocale : l’américain Dragon, est le leader mondial du secteur.