DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

EADS : les soupçons de délit d'initié se précisent selon La Tribune

Vous lisez:

EADS : les soupçons de délit d'initié se précisent selon La Tribune

Taille du texte Aa Aa

Les dirigeants d’EADS étaient au courant des retards du programme A380 d’Airbus dès le 6 mars 2006, ce qui les a incités, affirme mercredi le quotidien économique la Tribune, à vendre à partir du lendemain leurs stocks-options.
On pense notamment à Noël Forgeard, à l‘époque co-président exécutif d’EADS : dont La Tribune écrit qu’il fait signer le 7 mars au soir par le directeur financier du groupe l’autorisation de vendre ses 54.000 stocks-options, ce qu’il fera le 15 mars en même temps que les 108.000 actions EADS qu’il possède. Bénéfice : 2 millions et demi d’euros pour Noël Forgeard : ses enfants de leur côté feront 1 millions d’euros de bénéfice à l’issue de la même opération.
Au mois de juin, le 13, Airbus informe ses clients d’un retard des livraisons de l’A380. Trois jours plus tard, l’Autorité des marchés financiers, le gendarme de la bourse en France, affirme qu’elle mène une enquête depuis plusieurs semaines sur le marché du titre EADS. Mercredi, Arnaud Lagardère, co-président actuel d’EADS a été longuement entendu par l’AMF à propos de la vente des actions EADS détenues par le groupe Lagardère en avril 2006.
Et comme une “bonne” nouvelle n’arrive jamais seule, la presse affirme que plusieurs clients de l’A350 XWB demandent à Airbus la modification d ela carlingue de l’appareil.