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Robert Zoellick, un chantre de la libéralisation du commerce mondial

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Robert Zoellick, un chantre de la libéralisation du commerce mondial

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A 53 ans, Robert Zoellick affiche une grande expérience à la fois dans le domaine de la diplomatie et dans celui du commerce international. Diplômé en droit d’Harvard, il est considéré comme un gourou du libre-échange. Il a bâti sa carrière politique sur une stratégie simple : l’apologie du commerce comme une nouvelle forme de diplomatie.

Entre 2001 et 2005, il sera le représentant spécial américain pour le commerce. Interlocuteur privilégié des Européens, il fait face à plusieurs dossiers sensibles, tel le différend Boeing-Airbus ou encore les OGM. Il n’hésite pas à porter les litiges devant l’OMC. L’hebdomadaire Buisness Week le qualifiait il y a quelques années de “tsar américain de la mondialisation”. Il a participé à la création de l’ALENA, l’Association nord-américaine de libre-échange au début des années 90, à la conclusion de l’Uruguay Round, ou encore à l‘échec du cycle de Doha. Robert Zoellick deviendra la bête noire des militants altermondialistes, au même titre que Pascal Lamy, son homologue européen de l‘époque et actuel président de l’OMC.

Côté politique, il est classé dans l’aile modérée et pragmatique du parti républicain. Proche de Condolezza Rice, il sera le numéro 2 de la diplomatie américaine entre janvier 2005 et juin 2006. Il mènera notamment de délicates négociations autour de la crise du Darfour. Après un passage par la banque d’affaires Goldman Sachs, Robert Zoellick se retrouve donc propulsé à la tête de la Banque mondiale. Objectif : redresser une institution en pleine crise de confiance.