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Pologne : rancoeurs et dérapages anti-germaniques

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Pologne : rancoeurs et dérapages anti-germaniques

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Pour appuyer sa demande d’un système de vote qui lui soit plus avantageux, la Pologne a sorti la grosse artillerie en faisant référence aux victimes de l’Allemagne nazie. “Sans la guerre, la Pologne compterait aujourd’hui 66 millions d’habitants”, a lancé cette semaine le Premier ministre, le poids décisionnel d’un pays dépendant de sa population. Réaction dans les rues de Berlin : “A un moment donné, il faut savoir s’arrêter. Comment l’Europe peut-elle avancer dans ces conditions ? Je ne vois pas”, s’exaspère un passant.

Jaroslaw Kaczynski, qui n’est autre que le frère jumeau du président, dit avoir oublié ces déclarations trois jours plus tard. Mais il continue de souffler le chaud et le froid, ajoutant que “c’est pourtant la vérité”. Le but de Varsovie serait tout autant de limiter le poids de l’Allemagne que d’accroître le sien. Les rancoeurs historiques ont décidément la vie dure. Le Premier ministre hongrois s’inscrit, lui, en faux contre ce procédé : “Je pense que nous devrions éviter de donner l’impression que l’accord en discussion serait une sorte de compensation historique.”

Le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, a pour sa part dit sa déception de voir l’Allemagne d’aujourd’hui ainsi attaquée. “Je suis très triste des commentaires concernant l’histoire européenne que nous avons entendus de Varsovie. Cela me rend très triste.”