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C’est un traité simplifié qui se contente d’amender les précédents mais qui n’a plus rien de constitutionnel. Autre grande différence par rapport au projet initial, la Charte des droits fondamentaux n’est plus reprise in extenso. Mais un article la rend juridiquement contraignante, sauf pour le Royaume-Uni qui a exigé une dérogation. Quant au ministre européen des Affaires étrangères qui apparaissait dans la première copie, il devient Haut-représentant de l’UE pour la politique étrangère et la sécurité. Une concession consentie à Londres par ses partenaires. La fonction n’en cumulera pas moins les compétences de l’actuel Haut-représentant et de la Commissaire en charge des Relations extérieures.

L’innovation dont on a le plus parlé, c’est bien évidemment le fameux mécanisme de vote à la double-majorité, qui prévoit toujours d’adopter une décision avec l’aval d’un minimum de 55% des Etats, représentant 65% de la population européenne. Résistance polonaise oblige, il n’entrera en vigueur qu‘à partir de 2014 et cohabitera selon les cas avec le système de Nice jusqu’en 2017.

L’extension du vote à la majorité qualifiée devrait elle aussi faciliter les prises de décisions. Il s‘étend notamment à la coopération judiciaire et policière, jusque-là régies par l’unanimité. Enfin, l’Union européenne aura son président permanent dès 2009, ce qui marquera la fin des rotations semestrielles. Il sera élu pour deux ans et demi renouvelables, et il ne pourra pas s’agir d’un chef d’Etat.

Quant à la symbolique européenne, elle est mise de côté, du moins dans ce texte-ci. Ne sont cités ni l’hymne européen, ni le drapeau, ni même l’euro. Bref, tout ce qui pourrait assimiler l’UE à une entité fédérale a été occulté, le but étant de rallier un maximum de citoyens à ce compromis si durement obtenu.