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Une grâce présidentielle controversée

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Une grâce présidentielle controversée

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Nouvel avis de tempête sur la Maison Blanche après la décision de George Bush de gracier partiellement Lewis Libby. Cet ancien bras droit du vice-président Dick Cheney a été condamné à deux ans et demi de prison pour avoir menti à la justice dans l’enquête sur l’affaire Plame, un feuilleton politico-médiatique lié à la justification de la guerre en Irak. L’identité de Valerie Plame en tant qu’agent de la CIA avait été révelée alors que son mari accusait l’administration Bush d’avoir exagéré la menace irakienne.

Lewis Libby, le seul poursuivi dans ce dossier, se serait retrouvé derrière les barreaux dans les prochaines semaines sans l’intervention du président américain. “Le président a un pouvoir absolu pour faire cela”, explique un professeur de droit de l’Université de Georgetown, “aucune Cour, pas même la Cour Suprême, ne peut s’y opposer, ni même le Congrès”.

Au Congrès justement, le camp démocrate a jugé cette décision scandaleuse. Hillary Clinton n’a pas manqué de fustiger la décision de Bush lors d’un meeting de campagne en vue de la prochaine présidentielle. “Ce que nous voyons c’est un cas de favoritisme au-delà des lois, c’est une preuve de plus que l’administration n’a aucun égard pour ce qui doit être sacré”, a-t-elle dénoncé.

Cette grâce présidentielle n’est en tous cas guère appréciée dans l’opinion. Selon un sondage, plus de 70 % des Américains y étaient opposés.