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Les efforts diplomatiques de l'Union européenne dans le dossier des praticiens bulgares

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Les efforts diplomatiques de l'Union européenne dans le dossier des praticiens bulgares

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Mai 2005, la Commisaire européenne aux Relations exterieures, Benita Ferrero-Waldner, visite les enfants malades du SIDA à l’hôpital de Benghazi en Libye. La Bulgarie vient de signer un traité d’adhésion à l’Union européenne qui entrera en vigueur deux ans plus tard. L’engagement européen dans l’affaire s’amplifie. Cela fait maintenant six ans que les infirmières bulgares et le médecin palestinien sont derrières les barreaux. Ils vont bientôt devoir affronter un second procès, après l’annulation de la condamnation à mort du premier procès par la Cour Suprême libyenne. L’Union européenne choisit de négocier avec le gouvernement libyen. Tripoli se trouve toujours isolée, sous le coup des sanctions internationales pour son implication dans les attentats de Lockerbie en 1988 et du DC10 d’UTA au-dessus du Niger en 1989. En mai 2006 s’ouvre le second procès. Malgré les rapports d’experts qui disculpent les accusés, une nouvelle condamnation à mort est prononcée. Les praticiens font appel. En coulisse, des difficiles tractations se poursuivent. Le 29 mai 2007, le Premier ministre britannique, Tony Blair débarque en Libye pour négocier les grandes lignes d’un accord d’indemnisations des familles des victimes. Une occasion en or pour le régime de Khadafi de renouer des liens avec les Occidentaux. Le mois dernier des représentants de l’Union européenne se rendent une nouvelle fois sur place pour rassurer les infirmières et le médecin qui ne voient pas le bout du tunnel. Le 10 juillet la fondation Khadafi annonce que l’accord avec les familles sur les compensations financières est conclu.
C’est dans ce contexte qu’intervient la France, dont le president avait fait de la libération des prisonniers une priorité. Le 14 juillet, sur la tribune d’honneur, aux côtés de Nicolas Sarkozy, se trouve un invité particulier : l‘émir du Qatar qui aura joué aussi un grand rôle dans la médiation. Deux jours plus tôt, la femme du chef de l’Etat français, Cécilia Sarkozy, s‘était rendue à Tripoli. La crise se dénoue enfin le 17 juillet lorsque les familles des victimes renoncent à demander la peine de mort.