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Ismaël Haniyeh, chef du Hamas : "Je suis surpris que l'Europe reste prisonnière dans ses décisions de l'action américaine"

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Ismaël Haniyeh, chef du Hamas : "Je suis surpris que l'Europe reste prisonnière dans ses décisions de l'action américaine"

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Le rôle de l’Union européenne dans la résolution du conflit au Proche Orient et la mise en place d’une trêve de longue durée sont au coeur de l’interview exclusive qu’Ismaël Haniyeh a accordé à Euronews. Le dirigeant du Hamas dont les forces contrôlent la Bande de Gaza, se considère encore comme le Premier ministre palestinien.

Ismaël Haniyeh explique son point de vues sur les différentes négociations en cours et notamment les efforts de la diplomatie europenne.

Ismaël Haniyeh : “Je suis surpris que l’Europe, ce grand continent avec qui nous avons des intérêts communs, une culture et une proximité géographique, que cette Europe là reste prisonnière d’une action de cette nature et qu’elle soit conditionné par la position et les décisions américaines. Mais malheureusement, l’Europe ne voit pas les choses comme elles se traduisent sur le terrain. Elle regarde probablement avec un seul oeil au lieu d’ouvrir les deux. Probablement qu’elle n‘écoute qu’une seule partie et pas l’autre. Et quand elle écoute l’autre partie elle met des conditions à son action…”

Le chef du Hamas aborde de nombreux sujets comme le sort du soldat Gilad Shalit et les accusations de complot contre Mahmoud Abbas.
Notre envoyé spécial a également demandé à Ismaël Haniyeh si le Hamas acceptera un jour de reconnaître l’existence de l’Etat hébreu.

Ismaël Haniyeh : “Le Hamas a dit qu’il était prêt à ce qu’il y ait une trêve de longue durée qui peut aller de dix à vingt ans en cas de création d’un état palestinien sur les frontières d’avant 1967”.

Euronews : “Une trêve durant laquelle il y aura des négociations?”

Ismaël Haniyeh : “si les israéliens acceptent la création d’un état palestinien et qu’ils ont la réelle volonté de discuter de cette trêve, évidemment nous allons trouver les contacts et la moyens de sa mise en place”.

Quant à la mission de Tony Blair, envoyé spécial du quartet pour la Paix au Proche Orient, Ismaël Haniyeh l’estime voué à l‘échec car uniquement basée sur le volet économique. Haniyeh réfute également les liens entre son organisation et al-Qaïda et se livre sur ses rapports avec l’Iran et la Syrie.
Retrouvez cette interview exclusive sur notre antenne mercredi soir à partir de 20h15.