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Clearstream, l'affaire qui a ébranlé le sommet de l'Etat français

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Clearstream, l'affaire qui a ébranlé le sommet de l'Etat français

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L’ancien Premier ministre est soupçonné d’avoir participé à une manipulation visant à déstabiliser l’actuel chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, partie civile dans ce dossier depuis janvier 2006.

Nicolas Sarkozy est encore ministre de l’Economie quand son nom est mentionné dans des listings de Clearstream, société financière luxembourgeoise. Des listings envoyés anonymement au juge Renaud van Ruymbeke en 2004, par un “corbeau”. De nombreuses personnalités y sont accusées d’avoir perçu des pots-de-vin sur des comptes occultes de la société financière. Mais depuis les magistrats ont démontré que ces documents avaient été falsifiés.

Imad Lahoud, lui, est soupçonné d‘être l’auteur des faux listings. Cet informaticien a été recruté un an plus tôt par EADS, le groupe d’aéronautique et de défense dont le vice-président est Jean-Louis Gergorin, ami personnel de Dominique de Villepin.

Ce dernier, alors ministre des Affaires étrangères, charge début 2004 le général Philippe Rondot d’enquêter sur ces listings. Le militaire émet rapidement des doutes quand à la véracité des documents. Il apparaît alors que Jean-Louis Gergorin est le “corbeau”. Selon les notes du général, cela a été fait à la demande de Dominique de Villepin. Depuis, Gergorin l’a confirmé, précisant qu’au départ, l’instruction viendrait du président Jacques Chirac.

L’implication directe de De Villepin et Chirac a été relancée fin juin à travers de nouvelles notes du général Rondot, suggérant une machination visant à écarter Nicolas Sarkozy de la course à la présidence de la République. A présent c’est à la justice de démêler l‘écheveau.