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Sans solution politique, la situation au Darfour ne pourra pas se stabiliser

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Sans solution politique, la situation au Darfour ne pourra pas se stabiliser

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L’envoi de la force africaine de 7000 hommes, qui doit passer le flambeau à l’Unamid, a été un échec. Ces soldats de la paix ont été incapables de contrôler la situation et protèger les civils. Alors, aujourd’hui que le Soudan accepte la résolution de l’ONU, l’espoir d’un changement radical émerge. On est loin des craintes du président Omar el-Béchir, il y a 11 mois : “Ils veulent profiter du Darfour pour coloniser le Soudan, parce que ce sont des forces coloniales.” Mais il y a urgence. La situation humanitaire empire un peu plus chaque jour. Plus de 12 000 travailleurs humanitaires assistent 4,2 millions de personnes. Leur action est compliquée par les brigandages et les combats. Depuis le début de l’année, les bandits ont attaqué ou détourné plus de 150 convois, résultat les ONG ne se risquent plus dans certaines zones. L’insécurité dans la région a empêché d’apporter du secours à 500 000 personnes. Les effets se font sentir, la malnutrition augmente, les enfants sont les premières victimes des épidémies. Ces bandits de grand chemin sont difficilement identifiables, et fait nouveau, on les trouve autant du côté des anciens rebelles, que des milices djandjawid armées par le gouvernement. D’où l’urgence de rétablir la sécurité dans la région. L’ONU enverra 26 000 hommes, certes, mais il faut une solution politique, selon Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères : “S’il n’y a pas de réglement politique, ca ne suffira pas d’envoyer de l’aide humanitaire. Il s’agit de 26 000 troupes sur une surface grande comme la France. Le Darfour c’est plus grand que la France. Donc ça ne sera pas suffisant.” Le Soudan fait-il des efforts pour résoudre, de l’intérieur, ses problèmes ? Karthoum se dit prêt à négocier avec les rebelles qui n’ont pas signé l’accord de paix de mai 2006, et qui ont éclaté en une multitude de groupes incontrôlables. L’ONU les a invité à se réunir en Tanzanie du 3 au 5 août.