DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

La polémique enfle sur les contreparties qu'auraient donné la France en échange de la libération des infirmières bulgares

Vous lisez:

La polémique enfle sur les contreparties qu'auraient donné la France en échange de la libération des infirmières bulgares

Taille du texte Aa Aa

L’un des fils de Mouammar Khadafi affirme dans une interview au journal Le Monde qu’il y a bien eu deux contreparties. La première porterait sur l’achat de missiles antichar Milan. Un contrat de 100 millions d’euros entre la France et la Lybie. Contrat qui aurait été négocié lors de la visite de Nicolas Sarkozy en Lybie le 25 juillet dernier au lendemain de la libération des infirmières et du médecin bulgares. Ce jour là, Paris et Tripoli avaient annoncé un accord sur un projet de réacteur nucléaire civil et un accord dans le domaine militaire. Interrogé sur cette vente de missiles antichar, le président français l’a immédiatement niée. Cet accord est théoriquement possible depuis la levée en 2004 d’un embargo européen sur les armes.

Dans son entretien au Monde, Saïf al-Islam Khadafi évoque aussi une deuxième contrepartie. Il s’agirait d’un prochain retour en Libye d’un ancien agent libyen Abdel Basset Ali al-Megrahi. Ce dernier est emprisonné en Grande-Bretagne pour l’attentat de Lockerbie en Ecosse qui avait fait 270 morts en 1988. Al-Megrahi a été autorisé, fin juin, à faire appel de sa condamnation pour la seconde fois. Londres a toutefois démenti tout lien entre la décision de la justice britannique et la libération des infirmières et du médecin bulgares. Une libération dont les contours restent flous et qui suscite de toutes parts une demande de transparence très attendue.