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Fièvre aphteuse : la viande britannique mise à l'index par la communauté internationale

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Fièvre aphteuse : la viande britannique mise à l'index par la communauté internationale

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Au Royaume-Uni, les autorités ont étendu la zone de protection jusqu’ici limitée à la ferme infectée par le virus de la fièvre aphteuse, à une cinquantaine de km de Londres. Elles l’ont étendue afin d’y inclure un laboratoire de recherche proche de l’exploitation, où la souche a été utilisée dans une préparation de vaccin le mois dernier. Elles ont toutefois précisé qu’il est prématuré d’affirmer si ce laboratoire est à l’origine de l‘épidémie constatée dans la ferme.

Et les réunions de crise se succèdent à Londres, sous la direction du Premier ministre Gordon Brown, particulièrement réactif – contrairement à son prédécesseur Tony Blair lors de l‘épidémie de 2001. “Je veux assurer à tous, dans les communautés agricoles, rurales, partout dans le pays, que nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour examiner les éléments scientifiques, aller au fond de cette affaire puis éradiquer la maladie”, a ainsi déclaré un chef de gouvernement bien décidé à ne pas se laisser déborder par la crise.

Une crise d’ores et déjà internationale. Lundi, l’Union européenne interdira les exportations britanniques d’animaux à risque (bovins, porcins, ovins) et de leurs produits dérivés (carcasses, viande et lait). Une mesure cela dit de facto déjà appliquée par le Royaume-Uni qui a interdit tout déplacement de bétail.

En France, le gouvernement a décidé d’interdire pour une durée indéterminée tout rassemblement des espèces concernées. Et il a ordonné le recensement des importations en provenance du Royaume-Uni depuis dix jours. Tandis que les Etats-Unis ont décrété l’embargo sur le porc britannique – bovins et ovins étaient déjà interdits depuis l‘épisode de la vache folle.