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Fièvre Aphteuse : le troupeau abattu n'était pas contaminé

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Fièvre Aphteuse : le troupeau abattu n'était pas contaminé

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En Grande Bretagne, le troupeau abattu en fin de semaine n‘était pas contaminé par la fièvre aphteuse. Le principe de précaution avait été appliqué. Les 362 animaux du cheptel, soupçonnés d’avoir été en “contact dangereux” avec le virus, ont donc été tués. Pour le Premier ministre Gordon Brown c’est une bonne nouvelle, la fièvre apheuse est pour le moment contenue. L‘économie rurale est en jeu… “Nous voulons être certain que l‘économie rurale reviendra à la normale et prosperera à nouveau, et c’est pourquoi des compensations seront versées très rapidement aux fermiers se trouvant dans les zones infectées et nous irons au delà des recommandations statutaires pour inclures les coûts de nettoyage et désinfection. C’est aussi pourquoi nous sommes déterminés à remonter à la racine, c’est à dire les questions de biosécurité et les autres questions, aussi vite que possible. Les rapports vont bientôt arriver” explique Gordon Brown. Les enquêteurs tentent toujours d’identifier la source de la contamination. Les soupçons se concentrent sur le site de recherche de Pirbright qui abrite l’IAH, l’Institut de la santé animale et le laboratoire vétérinaire franco-américain Mérial. Aucune faille n’a été découverte en matière de biosécurité. Les explications du responsable pharmaceutique de Mérial… “Toutes les mesures que nous prennons sur notre site, toutes les mesures de biosécurité, qui sont du plus haut standard international et qui sont tout à fait similaires à celles qui sont prises lorsqu’en médecine humaine on travaille par exemple sur des germes extrêmement pathogènes sont là pour montrer qu’ont peut tout à fait avoir ce type d’activités quelque soit l’environnement parce que justement on maîtrise cette biosécurité”.

Selon les enquêteurs il existe une forte probabilité pour que la nouvelle épidémie soit issue des deux établissements. Tous deux mettent au point des vaccins contre la fièvre aphteuse et utilisent la même souche rare du virus que celle qui a frappé les troupeaux du Surrey. Le point sur l’enquête des autorités britanniques avec Pierre-Jean Consalvi, du laboratoire Mérial :
“Il y a trois scénarios qui ont été évoqués. Il y a d’une part la diffusion aérienne, la diffusion par voie de l’eau et le vecteur humain. De ce rapport préliminaire rendu public mardi soir il ressort de façon consensuelle que la voie aérienne n’est pas celle qui peut être mis en cause. Donc reste la voie de l’eau et la voie humaine et ces deux voies sont encore sous investigations”.
Les autorités britanniques espèrent, avec les mesures prises jusqu‘à présent, éviter que ne se reproduise une épizootie aussi catastrophique qu’en 2001. Entre six et dix millions de bêtes avaient été abattues. La vigilance reste de mise. Le virus de la fièvre aphteuse est hautement contagieux… chez les animaux! “Il y a une facilité pour ce virus à se répandre. Contagion au niveau des animaux, ça c’est évident, mais bon ce qu’il faut aussi noter c’est que c’est une maladie qui n’est pas du tout pathogène pour l’homme. Ca il faut le noter” dit Pierre-Jean Consalvi. Le laboratoire vétérinaire Mérial collabore de près avec les autorités britanniques sur cette affaire. La DEFRA (le ministère britannique de l’Agriculture et de l’Environnement) a passé commande de 300.000 vaccins auprès de Merial pour lutter contre l’extension de la contamination.