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Toujours pas d'avancées sur le futur statut du Kosovo

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Toujours pas d'avancées sur le futur statut du Kosovo

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La première navette diplomatique conduite par une troïka internationale s’est terminée sans progrès notables. A Belgrade ou comme ici à Pristina, Serbes et Kosovars ont campé sur des positions diamétralement opposées. Le premier ministre kosovar Agim Ceku veut parvenir à une indépendance de la province d’ici la fin de l’année alors que les Serbes s’y opposent et considèrent la province comme “le berceau” traditionnel de leur nation.

Olivier Ivanovic, le leader de la minorité serbe au Kosovo rappelle ainsi au premier ministre kosovar que la mission de la troïka est prévue pour durer au maximum 120 jours. Il estime que c’est une garantie pour que la loi internationale soit respectée. A l’issue de ce délai, la troïka doit présenter le 10 décembre un rapport à Ban Ki-Moon, le secrétaire général des Nations Unies. Cette médiation internationale a été décidée le mois dernier après le refus de la Russie, allié traditionnel de Belgrade, de voter en faveur d’une résolution de l’Onu soutenant l’indépendance du Kosovo sous supervision européenne.

En attendant, les tensions montent dans cette province peuplée à plus de 90% d’Albanais et administrée par l’Onu depuis 1998-99. Des soldats de la Kfor, appartenant à l’Otan y sont déployés notamment pour protéger les lieux de cultes orthodoxes des Serbes ainsi que leurs villages.