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Lutte contre le réchauffement climatique et biocarburants : en attendant la seconde génération du "pétrole vert"

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Lutte contre le réchauffement climatique et biocarburants : en attendant la seconde génération du "pétrole vert"

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Trouver une alternative au pétrole quand celui-ci devient de plus en plus cher, quand la planète est menacée par le réchauffement climatique, c’est bien l’idée qui a commandé le développement spectaculaire ces dernières années des biocarburants.

Désormais, on peut rouler à la canne à sucre, au colza ou à la betterave, traduisez à l‘éthanol ou au biodiesel. Contrairement aux idées reçues, les biocarburants ne sont pas issus de l’agriculture bio, mais de l’agriculture classique, d’aucuns préfèrent donc les appeler les agrocarburants.

De la canne à sucre, la betterave, le blé, le maïs ou la pomme de terre, on extrait les sucres qui par fermentation donneront l‘éthanol, lequel sera mélangé à l’essence. Du colza ou du tournesol, par un processus chimique complexe, on obtiendra du biodiesel lequel sera mélangé au gazoil.

La production de ces carburants “verts” dont le brésil a été un précurseur a explosé au cours de la dernière décennie. Pourtant, lancés dans les années 70, les programmes ont déjà plus de 20 ans de développement industriel. Il aura fallu la flambée des prix du brut et la prise de conscience environnementaliste pour s’y mettre vraiment.

La production de biodiesel dans le monde a atteint 4 millions de tonnes en 2005, avec une supériorité européenne, le premier producteur étant l’Allemagne, suivi de loin par la France et l’Italie. La production d‘éthanol quant à elle s‘élevait la même année à 36 millions de tonnes avec en tête le Brésil et autres pays d’Amérique de sud, et l’Amérique du nord.

Aujourd’hui les biocarburants ne représentent qu’un pourcent de la consommation mondiale des transports routiers. Mais les écologistes dénoncent les effets pervers de ce “pétrole vert” nécessitant l’exploitation de milliers et de milliers d’hectares à grands renforts d’engrais et de pesticides. Destructions de forêts en Asie, et en Amazonie, “poumon de la planète”, consommation actuelle d’eau pour l’agriculture multipliée par deux, pénurie de terres pour l’alimentation… Certains écologistes demandent un moratoire, en attendant un “pétrole vert” de la deuxième génération, plus respectueux de l’environnement.