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L'exode des rescapés du séisme

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L'exode des rescapés du séisme

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Ils sont lassés d’attendre l’aide du gouvernement, alors ils ont décidé de partir. Bon nombre des deux cents mille rescapés du séisme qui a touché le Pérou fuient les régions sinistrées. Ceux qui restent doivent faire face aux pilleurs, qui n’hésitent pas à s’en prendre aux camions d’aide humanitaire.

Pour éviter que la situation ne devienne complètement hors de contrôle, le président Alan Garcia a décidé de doubler le nombre de policier à deux mille, et d’envoyer six cents militaires en renfort des quatre cents déjà déployés. “A Chincha j’ai vu des gens qui prennent tous les groupes de personnes qui passent pour des délinquants, a-t-il déclaré. Et de reconnaître qu’il y a “un certain degré de panique”.

Un sauveteur espagnol se plaint que sa sécurité n’est pas garantie : “Je ne devrais pas avoir à me jeter par terre. J’ai fait quatorze mille kilomètres. J’ai payé le billet d’avion de ma poche. J’ai payé pour emmener le chien. Et on me tire dessus”, raconte-il après avoir entendu des coups de feu dans la nuit.

A Pisco, l’une des villes les plus touchées, l’aide arrive au compte-goutte et entraîne donc des bousculades lors de la distribution. En parallèle, les sauveteurs tentent d’accélérer les recherches de victimes par crainte des épidémies. Une quarantaine de corps seraient encore sous les décombres de l‘église de San Clemente. Les enterrements aussi ont été accélérés. Selon le dernier bilan provisoire, le séisme de a fait plus de cinq cents morts et au moins deux mille blessés.