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Le Kosovo, en panne de statut depuis 1999

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Le Kosovo, en panne de statut depuis 1999

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Depuis les frappes de l’Otan contre la Serbie en 1999, le kosovo est sous administration des Nations-Unies. Depuis, la petite province séparatiste est en attente de statut, Belgrade refusant catégoriquement l’indépendance que réclament les Kosovars.

Le commandant de l’Otan au kosovo, le général Kather, a appelé à une solution le vite possible. “Les gens ici attendent une décision, il y a une tension croissante parce que chacun sait bien que nous sommes dans la dernière ligne droite, nous sommes prudents, nous nous préparons à toute éventualité.”

Le déploiement militaire au Kosovo coûte cher. Chaque année l’Otan débourse 120 millions d’euros pour la mission de la Kfor. Depuis des années, les pourparlers se succèdent, mais pas l’ombre d’un accord. Allié de Belgrade, Vladimir Poutine refuse le plan de l’Onu sur une indépendance sous supervision internationale, il a redit fin juillet son attachement à l’intégrité territoriale de la Serbie..

Une minorité de 100.000 serbes vit dans la province, 200.000 ont fui pendant la guerre. Leader des serbes du Kosovo, Rada Trajkovic est sans illusion sur les pourparlers en cours: “Belgrade n’est pas capable de soutenir économiquement, politiquement les serbes du Kosovo, et de leur assurer leur sécurité, et de la même facon, les dirigeants albanais et les institutions provisoires n’ont pas la capacité d’assurer l’ indépendance.”

Dans les rues de Pristina, les Kosovars eux sont de plus en plus impatients, ils ne veulent plus attendre, plus de délais… Cet homme veut l’indépendance, et rien d’autre : “J’espère que le Kosovo va être indépendant, c’est la seule chose acceptable pour nous, le statut final du Kosovo doit être l’indépendance, voilà…’

Depuis plus de 25 ans, les Kosovars la réclament, et la lenteur des négociations attise les frustrations. En cas d’impasse en décembre, ils pourraient autoproclamer leur indépendance, un “raccourci” vers une division non négociée du Kosovo.