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Les autorités libanaises envisage de réguler la présence des armes dans les camps palestiniens

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Les autorités libanaises envisage de réguler la présence des armes dans les camps palestiniens

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Quel avenir pour Nahr Al-Bared ? Depuis le déclenchement du conflit entre l’armée libanaise et le Fatah Al-Islam le 20 mai dernier, les partis d’opposition libanais et les Palestiniens accusent les autorités de vouloir opérer une reprise en main. A leurs yeux, la bataille de Nahr Al-Bared est un premier pas vers la destruction des camps et vers “l’implantation” définitive de ses résidents au Liban. Fouad Siniora affirme le contraire : “Comme nous l’avons annoncé au premier jour de l’attaque contre l’armée et les Libanais, l’Etat libanais s’engage à reconstruire le camp. Nous répétons aujourd’hui cette promesse.”

Le Liban est parsemé de camps du Nord au Sud. Certains sont tout petits comme Mar Elias et ses 1400 résidents, d’autres immenses comme Ein Al-Bared et ses 31 000 réfugiés. Au total on compte près de 400 000 réfugiés palestiniens au Liban, soit 10% de la population. La moitié sont dans ces camps.

Même si ce réfugié souhaite dès à présent revenir à Nahr Al-Bared, le gouvernement entend lui négocier une nouvelle réglementation : “Nous allons reconstruire nos maisons, et retourner à notre travail. “

Les massacres de réfugiés des camps de Sabra et Chatila en 1982 ont marqué les esprits. Les Palestiniens revendiquent leur droit à se défendre. Les camps sont jusqu’ici en autogestion. La police et l’armée libanaises n’y pénètrent pas. Les Palestiniens s’occupent de la sécurité. Ils disposeraient d’un arsenal impressionnant d’armes légères et moyennes.

Mais la facilité avec laquelle un groupe tel que le Fatah Al-Islam a pu s’installer à Nahr Al-Bared et attaquer à l’extérieur pose directement le problème de la présence des armes.

Fin 2005 le gouvernement de Fouad Siniora avait été le premier à annoncer sa détermination à réglementer leur détention.
Les autorités libanaises entendent interdire la présence armée palestinienne à l’extérieur des camps. Elles souhaitent également “l’organiser” à l’intérieur.

Mais les divergences inter-palestiniennes et les tiraillements inter-libanais compliquent cette question. Pour réussir, les changements devront donc être opérés sans précipitation, par étape.