DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Chantiers navals de Gdansk : le bras de fer se poursuit entre Varsovie et Bruxelles

Vous lisez:

Chantiers navals de Gdansk : le bras de fer se poursuit entre Varsovie et Bruxelles

Taille du texte Aa Aa

Bruxelles n’attendra pas jusqu’en 2014 pour voir les chantiers navals de Gdansk restructurés. La Commission européenne a refusé le report proposé par la Pologne. Elle exige que deux des trois cales de construction de Gdansk soient fermées, sous peine d’obliger les chantiers navals à rembourser des centaines de millions d’euros d’aides publiques. Pour le commissaire européen Charlie Mc Creevy, il ne peut y avoir de traitement de faveur : “Les chantiers navals d’autres pays, et même d’autres chantiers navals en Pologne, ont considérablement réduit leurs capacités. Ceux de Gansk ne peuvent pas être une exception.”

Seulement voilà, Gdansk, berceau du syndicat Solidarnosc, qui fit basculer le régime communiste polonais, est un symbole. L’eurodéputé Bronislaw Geremek, co-fondateur de Solidarnosc : “Nous disons : ne fermez pas, ne demandez pas de fermer deux tiers du potentiel de production mais un tiers. Si la Commission européenne répondait à cela par un simple non, il y aurait une réaction eurosceptique ou anti-européenne au cours de la campagne électorale.”

Privés de majorité au parlement, les frères Kaczynski vont en effet devoir convoquer des élections en octobre ou en novembre, et l’affaire Gdansk risque fort de devenir un thème de campagne. Quant aux 3.000 employés concernés, ils restent mobilisés en attendant de connaître leur sort. Vendredi dernier, certains étaient venus à Bruxelles entonner l’hymne de Solidarnosc.