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Feu vert de la Grande-Bretagne aux embryons-hybrides

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Feu vert de la Grande-Bretagne aux embryons-hybrides

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Un atout pour les chercheurs, ou un pas de trop dans le domaine de l’expérimentation scientifique ?
Les réactions sont contrastées après le feu vert de principe de la Grande Bretagne sur la création d’embryons hybrides. L’autorité britannique de la fertilité humaine accepte d‘étudier au cas par cas la création de ces embryons, issus de l’intégration d’ADN humains dans des ovules d’animaux. Une manipulation destinée à la recherche sur des maladies dégénératives comme Alzheimer ou Parkinson. Angela Mac Nab, de l’autorité britannique de la fertilité humaine :

“ Beaucoup de personnes ont eu au départ une inquiétude ou un malaise concernant ce type de recherches, et ont probablement eu ce ressenti au sujet de beaucoup d’avancées scientifiques quand ils en ont entendu parler. Mais ce qui est intéressant c’est qu’en prenant le temps de discuter, les gens comprennent mieux les enjeux. Ils se sentent mieux vis-à-vis de tout cela.”

La plupart des pays n’a pas légiféré sur ce type de pratique. Les Etats-Unis l’interdisent formellement. La décision britannique provoque un tollé au Vatican, ainsi que chez les militants pro-vie: “L’enthousiasme autour de ces embryons hybrides est organisé par ceux qui ont des intérêts dans les découvertes des scientifiques qui travaillent dans la recherche sur les cellules souches. Cela donne un faux espoir à ceux qui souffrent de maladies dégénératives à cause de l’industrie des biotechnologie avide de profits.”

Pour l’heure deux équipes de chercheurs britanniques ont déposé des demandes pour travailler sur ces embryons qui devront de toute façon être détruits au bout de 14 jours.