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Législatives au Maroc: les islamistes modérés ont le vent en poupe

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Législatives au Maroc: les islamistes modérés ont le vent en poupe

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Les islamistes du PJD, le Parti de la justice et du développement comptent bien devenir la première force politique du Maroc. La lutte contre la corruption est le principal thème de campagne de ces islamistes qualifiés de modérés. Ils espèrent attirer aux urnes une population lassée par les partis traditionnels.

Selon un récent sondage, plus des deux tiers des électeurs affirment qu’ils iront voter. Et le PJD a le vent en poupes. Il pourrait doubler son score par rapport aux dernières législatives et rafler 80 sièges sur les 325 de la Chambre des représentants.

Le PJD, débarrassé de ses éléments les plus radicaux, ne fait plus peur, et est même perçu par certains comme un rempart contre l’extrémisme islamiste. Un rempart aussi contre une élite corrompue c’est le crédo du leader Abdelilah Benkirane : “Le 7 septembre sera le jour où nous mettrons fin à la corruption en laissant de côté les politiciens corrompus”.

Actuellement, la vie politique marocaine est dominée par les socialistes de l’USFP et le parti nationaliste et conservateur Istiqlal, deux formations qui apparaissent aujourd’hui en perte de vitesse. Les islamistes modérés se disent plus près de la réalité quotidienne des Marocains. Ils mettent en avant leur volonté de lutter contre la misère sociale, la pauvreté et le chômage formant selon eux, le vrai terreau du radicalisme.

Même si le PJD arrive en tête des élections, sa marge de manoeuvre sera toutefois réduite. Le scrutin à la proportionnelle favorise l‘émiettement. S’ils veulent gouverner les islamistes modérés seront forcés de nouer des alliances. En outre, la désignation du Premier ministre est du ressort exclusif du roi. Mohammed VI, qui veillera quoi qu’il en soit à conserver la haute main politique sur le royaume.