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Retour à la case départ pour le Pakistanais Nawaz Sharif

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Retour à la case départ pour le Pakistanais Nawaz Sharif

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A peine revenu de 7 ans d’exil , l’ancien Premier ministre pakistanais a été renvoyé en Arabie Saoudite. A Islamabad un service d’ordre impressionnant attendait l’avion en provenance de Londres, dans lequel Nawaz Sharif espérait faire son retour au pays. Le sort réservé à l’ancien chef de gouvernement fait grincer des dents, notamment celles de l’Union européenne qui estime que Nawaz Sharif avait le droit de se défendre devant un tribunal pakistanais.

Nawaz Sharif espérait défier politiquement le président Musharraf, à quelques semaines des présidentielles, en revenant plus tôt que prévu. Par le coup d‘état de 1999, le général Musharraf l’avait en effet chassé du pouvoir, lui imposant ensuite un exil d’au moins 10 ans, en échange de l’abandon d’une peine de prison à vie.

En août, la cour suprême pakistanaise, opposée à Musharraf, l’a autorisé à rentrer, mais Nawaz Sharif restait prudent, affirmant dans l’avion qui le transportait au Pakistan : “Musharraf est capable de n’importe quoi, et la loi martiale pourrait être une option. Mais je pense que si il fait ça, il pourrait en être la première victime.”

Cette opération intervient alors que le général Musharraf est de plus en plus impopulaire, vivement critiqué pour ses manières autoritaires. L’arrivée, puis l’expulsion de l’ancien Premier ministre ont provoqué des heurts violents entre la police et les partisans de Nawaz Sharif. Partout dans le pays des affrontements ont eu lieu, et 4000 sympathisants et chefs de son parti ont été arrêtés.