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A Halle, la langue française n'est lus la bienvenue

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A Halle, la langue française n'est lus la bienvenue

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Depuis trois mois, la Belgique est minée par une crise politique dont personne ne voit l’issue. Exemple de cette tension, ici, à Halle, petite ville flamande à une dizaine de kilomètres de Bruxelles. Les panneaux écrits à la fois en français et en néerlandais, pourraient bientôt disparaitre. Ce soir, le conseil municipal doit débattre d’une proposition visant à infliger une amende de 250 euros à tous ceux qui installeront des panneaux bilingues.

“C’est normal, les Wallons ne sont pas obligés d’avoir des panneaux en flamands, je ne suis pas extrémiste, mais je pense que c’est juste.”, dit une personne âgée. “Je pense que c’est stupide, rajoute un jeune femme. Il y a des touristes ici, et ils doivent aussi être capable de lire les indications.”

Pour l’adjoint au maire de la ville, il s’agit simplement d’appliquer la loi, qui dit que les communications officielles se font uniquement dans la langue de la région, et le but est de souligner le caractère flamand de sa commune.

La question linguistique dans la banlieue de Bruxelles, dont Halle fait partie, est au coeur de la crise de confiance entre francophones et néerlandophones, qui empêche la formation, depuis les élections du 10 juin, d’un nouveau gouvernement belge. Jetant de l’huile sur le feu, le chef du Vlaams Belang, l’extrême-droite flamande, a proposé hier au parlement de Flandres de se préparer à l’indépendance, pour sortir de l’impasse. Mais le parlement a refusé, il privilégie le dialogue.