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Funérailles libanaises

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Funérailles libanaises

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La sono au maximum diffuse des chants patriotiques. Dans les rues de Beyrouth, les Libanais accompagnent pour son dernier voyage la dépouille d’Antoine Ghanem, assassiné mercredi avec deux de ses gardes du corps, les funérailles des trois hommes ont lieu en même temps. L’ambiance est survoltée, Antoine Ghanem est le quatrième député antisyrien tué depuis 2005, et nous sommes à quatre jours seulement d’une élection présidentielle dont la tenue demeure incertaine en raison de la crise entre la majorité et l’opposition pro-syrienne.

La procession se fraye un passage dans une foule compacte, en direction du district chrétien de Furn el-Chebbak, où se trouve la section du parti phalangiste, que dirigeait le député de 64 ans. Antoine Ghanem venait de rentrer au Liban depuis deux jours seulement lorsqu’ il a été assassiné.

Le cortège s’est ensuite rendu à pied à l‘église du Sacré Coeur à Badaro, le quartier voisin. Dehors, les drapeaux étaient en berne, les administrations, les écoles fermées, un Liban uni dans la douleur à la famille d’Antoine Ghanem…