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Répression meurtrière à Rangoun

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Répression meurtrière à Rangoun

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Pour la seconde journée consécutive, la police et l’armée birmanes ont menacé, frappé et tiré à Rangoun. Les manifestants pacifiques tentent de résister. Mais la situation s’aggrave. Traqués, peu de moines bouddhistes, leaders du mouvement, ont pu défiler.

Des centaines de manifestants, en majorité des jeunes et des étudiants, ont été arrêtés. Selon l’opposition, des dizaines d’autres ont été matraqués et au moins neuf personnes ont été tuées. Parmi elles, un journaliste japonais de 50 ans qui suivait les manifestants. La junte l’a confirmé à l’ambassade du Japon.

Les manifestants étaient encore plusieurs milliers ce jeudi à braver le régime militaire dans différents endroits de la ville. Ils ont crié des slogans liés aux héros de l’indépendance, comme le père de l’opposante Aung San Suu Kyi. Près de la gare, 200 soldats ont arpenté les rues, ordonné aux gens de rentrer chez eux. Se disperser ou risquer de se faire tuer, c’est le choix qui est offert aux protestataires. La junte birmane, dirigée d’une main de fer par le général Than Shwé, ne montre aucun signe d’ouverture au dialogue alors qu’une nouvelle nuit de couvre-feu commence.