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Corées : sept ans de réchauffement progressif

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Corées : sept ans de réchauffement progressif

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Le 17 mai 2007 un train nord-coréen franchit la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées et arrive à la gare de Jejin en Corée du sud. Un évènement historique puisque les liaisons ferroviaires avaient été coupées en 1951, suite à la guerre de Corée.

Jamais une poignée de main entre cheminots n’a eu une telle charge symbolique. Le nord et le sud
de la péninsule brisant enfin la glace installée depuis leur séparation le long du 38eme parallèle à la fin de la seconde guerre mondiale.

Un réchauffement qui a commencé lors du sommet intercoréen de juin 2000. La rencontre sans précédent entre le président sud-coréen Kim Dae-jung et le leader nord-coréen Kim Jong-il avait alors relancé les relations et les échanges entre les deux pays. Elle allait ouvrir la voie au rapprochement de milliers de familles coréennes séparées depuis la guerre. Plus de 10 000 familles ont pu être réunifiées mais le temps presse pour les autres à cause du vieillissement des personnes concernées.

Petit progrès aussi dans le domaine du tourisme pour les sud-coréens qui voudraient visiter certains sites dans le nord. Depuis 2003, l’ouverture d’une route permet des visites guidées à la Montagne Kumgangsan, autre symbole, car selon le dicton coréen, on ne doit pas mourir sans l’avoir vue.

Mais il y a aussi les sujets qui fâchent, notamment le non respect des droits de l’homme par le régime nord-coréen, l’un des plus liberticides au monde. Là-dessus Pyong-Yang n’accepte aucune critique, et Séoul préfère se taire. Autre point sensible, le rapatriement des prisonniers capturés pendant la guerre.

Quant au dossier nucléaire nord-coréen, Séoul ne compte pas interférer dans le processus de pourparlers à six, ou sont aussi impliqués les Etats-Unis, la Russie, la Chine et le Japon.