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Le conseil des Droits de l'Homme de l'ONU veut envoyer ses inspecteurs en Birmanie

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Le conseil des Droits de l'Homme de l'ONU veut envoyer ses inspecteurs en Birmanie

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La rencontre entre l’envoyé spécial des Nations Unies et le généralissime Than Swe a bien eu lieu. Mais c’est tout ce que l’on sait. Après sa mission de quatre jours, l‘émissaire Ibrahim Gambari a quitté la Birmanie pour Singapour sans un mot.
Avant son départ, il a rencontré l’opposante birmane, figure du mouvement démocratique, mais sous haute surveillance et seulement pendant 15 minutes. Il avait déjà pu s’entretenir avec Aung San Suu Kyi dimanche pendant une heure.

A Rangoun, théâtre des manifestations pacifiques et de la violente répression, le couvre-feu a été réduit de deux heures, la présence militaire est moins visible, mais les arrestations continuent.

A Genève, le conseil des Droits de l’homme de l’ONU s’est réuni en session extraordinaire. Il a condamné la violente répression menée par la junte birmane.
Louise Harbor a réclamé des comptes au régime militaire: “La junte doit nous dire combien des personnes ont été tuées et blessées pendant la répression des manifestations, et ce qu’il en est du nombre des arrestations et des conditions de détentions de ces personnes.”

Les 47 pays membres du conseil des Droits de l’Homme appellent la junte à accepter la visite de ses enquêteurs. Car il est impossible de connaître le nombre de victimes de la répression.
Le nombre d’arrestations varient entre un millier et plus de 4.000 selon les sources.

On sait que beaucoup de blessés se rendent clandestinement en Thaïlande pour y être soignés gratuitement.
Des victimes de la répression peut-être mais surtout des victimes des conditions de vie imposées par la junte: le point de départ du mouvement de protestation…