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Turquie/Arménie : repères historiques

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Turquie/Arménie : repères historiques

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1915 : une triste année pour la nation arménienne. Depuis, chaque 24 avril, tous les arméniens, de la diaspora et de l’interieur, ont une pensée pour les victimes de ce qu’ils ont toujours qualifié de genocide.
Pourtant des premiers massacres d’armeniens ont eu lieu en Anatolie orientale entre 1879 et 1896. Suite à des manifestation nationalistes, trente mille armeniens sont tués par des milices ottomanes, principalement composées de kurdes.
En 1915, en pleine guerre mondiale, l’Empire Ottoman se bat sur le front de l’est contre la Russie tzariste. Beaucoup d’armeniens prennent alors le maquis pour soutenir les russes. Une façon pour cette minorité d’affirmer son nationalisme dans un empire en pleine deliquescence.
Le 24 avril, 300 notables armeniens sont interpellés et abbatus.
En mai les commandants ottomans ordonnent la deportation en masse des armeniens d’Anatolie orientale pour les empêcher de venir en aide à l’ennemi russe.
Des milliers de personnes sont acheminées vers la Syrie et la Mésopotamie, l’Irak d’aujourd’hui.
Selon les arméniens un million et demi de personnes ont été tuées lors des massacres ou sont mortes de faim pendant la traversée du desert.
Mais la Turquie ne reconnaît que 300 000 morts armeniens, et a toujours nié l’existence d’une campagne d’extermination.
Pour les autorités turques, il s’agit principalement de violences interethniques, liées à la chute de l’empire ottoman.
La Turquie moderne naît en 1923. L’empire ottoman, considérée comme l’une des nations vaincues à l’issue de la Première guerre mondiale, est divisé.
Le code penal turque actuel puni les appels à la reconnaissance de genocide armenien.
Lorsque un pays le fait, comme la France en 2006, cela déclenche systématiquement des vagues de protestations dans le pays d’Atatürk.