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Espagne : la polémique sur les symboles de la nation touche la monarchie espagnole

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Espagne : la polémique sur les symboles de la nation touche la monarchie espagnole

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La monarchie espagnole est touchée de plein fouet par la polémique sur les symboles de la nation. Pour exprimer leur Républicanisme et leur Indépendantisme, ces radicaux catalans ont brûlé des photos du Roi Juan Carlos. En Espagne, il s’agit d’un délit, passible de 6 mois à deux ans de prison. Mais la loi ne les freinent pas. Agacé, dans une sortie inhabituelle, le souverain espagnol a pris sa défense en main. Il s’est exprimé sur le sujet dans un discours donné à l’Université d’Oviedo au début du mois : “Les valeurs qui sont la base de la plus longue période de stabilité et de prospérité en démocratie jamais vécues en Espagne sont arrivées sous la monarchie parlementaire définie par notre Constitution”.

Quand bien même le drapeau republicain n’a jamais totalment disparu de la scène politique espagnole, la figure du roi avait toujours été respectée. Un tabou brisé en juillet dernier, lorsque l’hebdomadaire satirique, El Jueves, a osé caricaturer à la Une, Felipe l’héritier du trône faisant l’amour avec sa femme. Depuis le roi a fait plusieurs fois la une du même hebdomadaire, la plus recente caricaturant son agacement. Jusqu’a présent la famille royale espagnole jouissait d’une image discrète et policée, avec l’aide de la presse qui a toujours considèré que Juan Carlos avait acquis une certaine légitimité depuis la tentative de putsch de 1981. Aujourd’hui l’extrême-droite n’hésite pas à réclamer son abdication en faveur du Prince des Asturies.

En Espagne, beaucoup se posent des questions sur l’avenir de la monarchie, comme cette femme : “Et bien je pense que la monarchie est bien ancrée en espagne, tout du moins tant que vis Juan Carlos. Après je ne sais pas. Quand ce sera le tour du Prince, je ne sais pas ce qui va se passer… pourquoi ne pas ouvrir le débat”.