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Premières répercussions de la colère de la Turquie contre les Américains

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Premières répercussions de la colère de la Turquie contre les Américains

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Le gouvernement de Recep Tayip Erdogan a pris plusieurs mesures: deux visites diplomatiques prévues aux Etats-Unis ont été annulées. L’ambassadeur turc à Washington reste à Ankara. Et des rumeurs circulent sur la base aérienne d’Incirlik qui pourrait ne plus être mise à disposition des Etats-Unis pour le ravitaillement des troupes en Afghanistan et en Irak.

A l’origine de cette tension, le vote d’une résolution qualifiant le massacre des arméniens de 1915 de génocide. Pour tenter de calmer le jeu, Eric Edelman, secrétaire d’Etat adjoint à la politique de défense et Dan Fried, secrétaire d’Etat adjoint aux affaires européennes et eurasiennes se sont rendus à Ankara: “Nous venons exprimer nos regrets à nos homologues turcs par rapport à la résolution votée par la commission des affaires étrangères de la chambre des représentants, et dire la détermination de l’administration Bush à s’opposer à cette résolution devant le congrès.”

Condoleeza Rice a par ailleurs appelé le gouvernement turc à la retenue quant à sa volonté de mener une incursion militaire contre les rebelles kurdes en Irak. Mais le Premier ministre Tayip Recep Erdogan ne l’entend pas ainsi. Soumis à la pression de l’opinion publique après la mort de 15 soldats turcs à la frontière la semaine dernière et n’ayant pas écouté par les Américains, ni sur la répression des bases du PKK, ni sur le dossier arménien, le gouvernement est décidé à demander l’autorisation de son parlement pour intervenir dès ce lundi. L’armée turque attend cela depuis 10 mois. Hier, les habitants d’un village kurde irakien affirment avoir déjà été attaqués par les militaires turcs.